"Cri de mouette, signe de tempête", "âne qui braie sans fin, pluie le lendemain", "pie dans la ferme, neige à court terme", "limaçon aventureux, le temps sera pluvieux"... La sagesse paysanne foisonne de dictons soulignant le lien entre comportements animaliers et considérations climatiques.
Empreinte de superstitions, cette météorologie folklorique n'est cependant pas toujours dénuée de tout fondement scientifique.
On a de la sorte pu concevoir une formule mathématique permettant de calculer assez précisément la température ambiante à partir de la fréquence des stridulations d'une espèce de grillon, Oecanthus fultoni, ce qui vaut à cet insecte le surnom de "thermomètre du pauvre". Un autre exemple étonnant concerne la grive fauve (Cantharus fuscescens). En suivant l'activité reproductrice de ce passereau migrateur américain sur plusieurs décennies, les chercheurs ont remarqué que, les années où la saison estivale des ouragans s'était avérée particulièrement intense, l'oiseau avait eu tendance à commencer plus tôt au printemps sa période de nidification, anticipant ainsi de plusieurs mois le risque d'exposer une nichée aux intempéries.